s'inscrire à la lettre d'informations


annonces des séminaires de l'Agora

thème actuel : "Espèces d'Espaces"

bibliographie du thème actuel

Roger FERRERI, Psychiatre ou Psychanalyste
Espaces de travail et institution.

Lundi 5 octobre 2015 à 10 heures dans un nouvel espace, au 2ème étage CANOPE, au dessus de la Médiathèque.

SEMINAIRE DE L'AGORA

Roger FERRERI,
Psychiatre ou Psychanalyste.

Espaces de travail et institution.

Lundi 5 octobre 2015 à 10 heures, dans un nouvel espace,
Au 2ème étage CANOPE, au dessus de la Médiathèque.


Pourquoi la psychanalyse ? Une réponse parmi d'autres : pour ne pas laisser aux discours de certitude le monopole de la maîtrise des corps.

Comment se former à la psychanalyse ? Pas seulement en suivant son enseignement, nous dira Freud, il y faut un plus, occuper la place de celui qui parle.

La psychanalyse est née d'avoir su entendre sous le symptôme, la part de protestation contre toute vérité qui s'imposerait d'une science de l'esprit. Cela n'a pas été si simple, c'est tout le mérite de Freud d'avoir réussi, non seulement à ne pas s'arcbouter sur son savoir de neurologue, mais qui plus est, à maintenir la question du particulier au sein d'une rencontre où ce qui ne peut pas se clore par la parole, se transfère.

Simple comme un trait de génie : le surplus de ce qui se transfère dans le passage de l'insu au non su, pour que cela puisse continuer, produit un personnage qui donne de la consistance à ce qui, de ce surplus pourrait, à l'infini, se dire. Un personnage, le psychanalyste, est ainsi créé par la constitution d'un espace qui entrecroise l'aventure du moment de la parole avec le paysage de ses échos.

Appelons cela un espace, peut-être de parole, en tous cas de travail. Avec cette particularité qui tient à la fonction d'amorce du savoir supposé au psychanalyste que ce qui va s'y jouer pousse ce savoir à l'accessoire. Peu importe ce que peut en construire celui qui entend et celui qui parle, les effets produits par cette espace échappent aux calculs des protagonistes.

J'essaierai de préciser cette notion d'espace de travail afin de se départir dans cette période de repli des propositions qui se présentent par avance comme salvatrices.

La psychiatrie, la psychologie... sont des savoirs qui ne cessent de se voir pousser vers des effectivités de gestion qui s'imposeraient de l'évidence d'un apolitisme, d'un indiscutable, de ce que je désigne en écho à Hanna Arendt d'une "banalité du bien".

Un espace de travail qui prend en compte la question du soin est une offre pour nous doter d'une articulation entre des pratiques qui sont aussi en mouvements et des propositions qui sont des bouts de paysage.

Le temps de l'échappée du sujet par le mouvement qu'il dessine produit l'espace qui le soutient, tout autant que cet espace lui donne le temps de dire. Ce qui ne peut pas se dire pousse au partage, la poésie entre autre en témoigne.

Il est possible de s'approprier des espaces de travail dans lesquels les mouvements de chacun s'interrogent comme autant de traces qui redonnent au soin toute sa dimension politique rapprochée.

Sur cela il ne faut pas céder, la démocratie est avant tout affaire de voisinage et les fous ont pour voisin le monde entier.

dates des séminaires 2017/2018

02/10/2017, 06/11/2017, 04/12/2017, 08/01/2018, 05/02/2018, 05/03/2018, 09/04/2018, 04/06/2018

archives