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La chose traumatique
Peut-on encore parler de traumatisme ? La question mérite d'être posée tant le mot est galvaudé aujourd'hui et qu'il autorise les idéologies les plus diverses, les pratiques les plus contradictoires. On le retrouve partout : il est passé dans la langue courante autorisant les demandes de psychothérapies les plus variées, il fait office de supplément d'âme humanitaire dans la politique, il sert de viatique à toutes les cellules d'urgences psychologiques pour gérer les crises de toutes natures.
Ce que ce mot implique et conforte c'est bien sûr l'importance politique de la psychologie. La souffrance désormais est avant tout une « souffrance psychologique », dont la reconnaissance est enjeu de combats juridiques récurrents : faire reconnaître cette souffrance intime, la faire passer au public, est devenu le préalable à l'ouverture des droits à réparation, selon la logique du droit des victimes.
Il fallait donc en premier lieu aborder la critique de certaines pratiques qui s'autorisent de ce discours - dénonciation des abus sexuels sur mineurs, « debriefing » des cellules d'urgence - mais aussi prendre la mesure de son écho dans la culture et l'histoire. Il fallait aussi prendre la mesure des enjeux actuels des débats auxquels ce concept a donné lieu dans le mouvement analytique.
En vente au siège de l'association au prix de 13 €.
Table des matières :
- Franck Chaumon
- L'acte de parole. A propos de l'obligation de dénonciation des abus sexuels.
- Véronique Ménéghini
- Trauma, fantasme, traumatismes.
- Roland Beller
- Dessine-moi un trauma
- Guy Briole
- Une clinique individuelle du traumatisme
- Alice Cherki
- Colonies. La lettre en souffrance.
- Janine Altounian
- D'une transmission traumatique à sa traduction dans l'écriture.
- Laurie Laufer
- Quand le traumatisme de la perte a plastiqué la mémoire.
- Patrick Guyomard
- Temporalités du traumatisme

